Post-Scriptum

QUELQUES CHIFFRES POUR COMMENCER…

18 jours sur place, 3’900 kilomètres parcourus par nos propres moyens, dont 2’500 kilomètres de piste, le tout à une moyenne de 50 km/h, c’est le résumé distance de notre voyage en Namibie.

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une magnifique route asphaltée…

Comme déjà précisé dans un article, on s’habitue très vite à la conduite à gauche pour autant que le conducteur ou la conductrice ne soit pas trop « gauche » au volant… En dehors de Windhoek, nous avons vu tellement peu de trafic, que les éventuelles erreurs aux carrefours et autres étourderies en chemin, n’ont eu aucune conséquence fâcheuse…

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la piste joue avec les dunes du Kalahari…

L’état des routes asphaltées est totalement comparable aux standards européens. L’état des pistes est en général plus qu’acceptable. Certaines portions peuvent être déterriorées et désagréables mais, à part la partie de la C27 que nous avons faîte et sur laquelle des travaux commençaient au moment de notre départ, cela ne dure pas très longtemps en général.

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une piste bien plane, mais sur laquelle le sable brasse un peu…

Je n’avais jamais conduit sur des pistes avant cette expérience et je n’ai pas trouvé cela difficile ou dangereux. Bien évidemment, cela glisse plus que sur des routes asphaltées, mais ce n’est tout de même pas aussi glissant que sur la neige, exception faite des parties moins compactes. Nous sommes allés en Namibie pour faire des vacances, pour voir des paysages et des animaux : c’est donc essentiel de prendre son temps sur le chemin, qui est aussi important que le but à atteindre (tiens, cette phrase me rappelle quelque chose…). Pas besoin de conduire comme si nous partions au boulot ou comme si nous participions à un rallye : nous avons été dépassé ou avons croisé des touristes pressés… Pas sûr qu’ils aient pris le temps d’aprécier le pays dans l’entier de ce qu’il offre…

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c’est dans les virages qu’il faut être attentif…
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une piste dans le sable…

LA SÉCURITÉ…

Au-delà des chiffres, il nous restera une impression de calme et de paix. Nous avions peur de l’Afrique et de tous ces clichés que nous véhiculons chez nous, en Europe. Impossible de juger pour les autres pays du continent africain, mais la Namibie échappe totalement à nos idées reçues. C’est un pays encore, en 2018, calme et accueillant. Tout y est fait pour que le touriste s’y sente bien et en sécurité. Tout y est fait pour que le touriste apprécie son séjour et puisse en profiter en toute quiétude.

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un cycliste à contre-sens sur une route à voie rapide…

Nous n’avons pas eu de contact avec la population en dehors des gens qui travaillent pour le tourisme. Mais, en traversant les villes et les villages, nous avons vu des gens souriants, avenants. Dans les lodges et les lieux touristiques, nous n’avons eu à faire qu’à des gens compétents et consciencieux. Tous ont été toujours aux petits soins pour nous. Tous nous ont offerts leurs connaissances extraordinaires de leurs pays et des animaux, tous nous ont communiqué leur passion.

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des guides compétents et respectueux de leur environnement…
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très proche des animaux, mais en sécurité tout de même…

Nous n’avons fait que deux petites incursions en ville, hors de nos lodges, à Keetmanshoop et à Swakopmund. Un gars à l’air louche et au pas titubant, nous a accosté à Keetmanshoop, mais n’a pas insisté lorsque nous nous sommes éloignés et que nous sommes entrés dans le jardin de notre hôtel. Il n’avait pas l’air bien méchant et voulait certainement quelques pièces. Nous trouvons ce genre de comportement aussi dans nos villes. Par contre, pas de miracle, dans les villes, les maisons sont entourées de palissades ou de murs, avec toute sorte de systèmes pour empêcher les voleurs de grimper par-dessus (barbelés, éclat de verre). C’est tout de même le signe que la délinquance existe, comme partout. Le taux de chomâge est d’environ 30% en Namibie, c’est clair qu’il y a une énorme disparité de niveaux socio-économiques. Nous, les touristes, sommes extrêmement riches par rapport à la moyenne du pays, il est donc logique que nous soyons des « cibles potentielles ». Ne pas s’offrir à la tentation reste une règle essentielle pour éviter les problèmes. Mais cela est aussi valable à New York, dans le Sud de la France, comme dans les rues de Genève.

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tous, nous ont donné énormément d’informations…
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très souriant, il nous ont tous donné une impression de maîtriser…

Vous hésitez à partir en Afrique mais seriez vraiment tenté de faire un safari : la Namibie est faite pour vous. C’est vraiment un pays qui permet d’entrer en Afrique, pour nous les non-initiés, sans problème et de manière totalement indépendante.

LA MÉTHODE DE VOYAGE…

Nous hésitions à faire ce voyage seuls ou en compagnie d’un groupe, ne sachant pas, avant de partir, à quel point le voyage serait difficile ou non. Rouler en Namibie, une fois que l’on maîtrise la conduite à gauche, cela vient très vite, et avec un GPS à jour, est vraiment facile et sans danger si l’on respecte les règles de sécurité, pas plus, pas moins que chez nous.

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notre 4×4 sur le sable…

En partant seuls, nous avons pu décider de nos itinéraires, établis en fonction de nos envies et de l’expérience des autres, acquise au travers de blogs super intéressants et détaillés. Nos arrêts fréquents, n’auraient certainement pas pu avoir lieu si nous avions voyagé dans un car. Et cela aurait été vraiment dommage.

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presque 4’000 km sur des pistes parfois chaotiques et pas un soucis…
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les 4×4 qui servent aux safaris…
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le 4×4 qui nous a emmené, moi et Chantal pour notre tout premier safari à Aus…

A voir le peu de groupe de touristes que nous avons vus sur ces trois semaines, il est clair qu’une forte majorité voyage en indépendant et nous estimons que c’est vraiment le meilleur choix. Bien sûr, si vous avez les moyens et que vous n’aimez pas vraiment rouler, il vous reste l’option de prendre un chauffeur privé : nous avons croisé un couple qui voyageait comme cela…

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une autre façon de visiter Etosha…

Je me permet, ici, une petite digression : j’ai lu dans un forum le texte d’un voyageur qui a été très frustré par le fait que pratiquement toutes les routes et les pistes soient bordées de clôture. Il regrettait, en gros, l’impression de rouler dans un zoo, avec les barrières pour empêcher les animaux de nous approcher… C’est vrai que c’est assez surprenant, surtout lorsqu’elles sont hautes d’au moins deux mètres, indiquant alors un réserve. Ces clôtures sont faites de piquets verticaux, sur lesquels sont fixés horizontalement plusieurs rangées de fils de fer. Un peu plus d’un mètre de haut lorsqu’il ne s’agit pas d’une réserve, elles sont dans ce cas assez discrètes, mais passent donc à plus de deux mètres de haut pour les réserves. S’il y a une réserve de chaque côté de la route ou de la piste, on peut effectivement se sentir un peu plus en « prison »… Mais bon on s’y fait… Lorsque nous avons vu les rhinocéros près de Kalkrand ou nos premières girafes juste avant Ongava, elles ne nous ont pas empêché de faire des photos : nous avons du juste positionner nos objectifs entre les fils… Et il faut remarquer que nos autoroutes sont aussi bordées de clôtures pour empêcher les animaux de traverser, cela participe à la sécurité des deux partis… Bien entendu qu’en Namibie, cela empêche aussi le touriste d’aller nimporte où, et au vu du comportement de certains, je pense que cela n’est pas un mal, bien au contraire…

LES RÉGIONS VISITÉES…

Nous ne savions pas si faire autant de kilomètres pour voir le Sud, le Fish River Canyon, et remonter jusqu’à Etosha, était vraiment raisonnable : la Namibie offre plus que juste des animaux sauvages, et il serait dommage de ne pas en profiter. Entrer dans le Kalahari, voir notre étape Kalkrand-Keetmanshoop, se balader au bord du deuxième plus grand canyon au monde, le Fish River, fouler le sable du Namib sont des expériences à faire absolument, à notre humble avis. Ces 18 jours n’ont pas été reposants, nous nous sommes, pratiquement tous les jours, levés tôt (en général vers 6 heures) et couchés relativement « tard » (en général entre 22 et 23 heures)… Les journées sont longues et très occupées : les piscines étaient froides, mais nous n’aurions finalement que rarement pu vraiment en profiter, même si elles avaient été chaudes. La vie nocturne dans les lodges, se résume à un verre au bar et à des échanges avec les autres touristes. Nous n’avons pas vu de fêtes débridées et endiablées… Peut-être parce que nous nous couchions trop tôt…

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des dunes du Kalahari…
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une vue du Fish River Canyon

Nous ne savions pas si 18 jours sur place seraient suffisants ou pas : j’aurais vraiment aimé monter jusqu’au Zambèze, voir la partie humide de la Namibie avec les hippopotames et autres crocodiles. Nous aurions aimé remonter la côte atlantique plus haut pour voir les dunes tomber dans l’océan. Nos nouveaux amis Anglais ont fait la frontière nord-ouest, près de l’Angola et ont trouvé la région magnifique… Il y a donc moyen de voir plus que ce que nous avons pu voir. Mais pour cela, il faut augmenter le nombre de jours. Il ne nous était pas possible de le faire et avons donc du faire des choix. Notre programme a été intense, mais nous avons pu profiter des régions que nous avons traversées, même s’il est impossible de tout voir. Une de nos frustrations, finalement, est que nous avons passé beaucoup de temps dans la voiture, profitant ainsi moins des magnifiques lodges que nous avons fréquentés. C’est un peu le même sentiment que nous avons, en général, d’être présent plus au travail qu’à la maison… Les lodges étaient tellement exceptionnels, que nous aurions aimé pouvoir en profiter un peu plus, notamment des possibilités de voir des animaux qu’ils offraient (médaille d’or à Ongava Lodge, pour son « bunker » permettant de quasiment vivre au milieu des animaux…).

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Big Daddy dans le Namib…
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une vue de la savane un peu plus haut que Aus…

La longueur des étapes est aussi un facteur à prendre en compte pour la qualité du voyage. Les étapes qui ont dépassés les 300-350 kilomètres ont été vraiment longues et fatigantes. Notre deuxième étape, Kalkrand – Keetmanshoop par les pistes C15 et C17, a été, sur la fin, vraiment pénible au niveau fatigue. J’étais claqué en arrivant. Attention, nous avons fait là une magnifique étape qu’il aurait été vraiment dommage de rater, mais il faudrait trouver un logement, il y en a, une petite centaine de kilomètres avant Keetmanshoop. Cela ramènerait l’étape à environ 350 kilomètres, la rendant ainsi plus agréable et ajouterait ces 100 kilomètres à l’étape vers Fish River qui, elle était très courte depuis Keetmanshoop. Il ne faut jamais oublier qu’on ne fait pas que de rouler durant une étape, mais que nous nous arrêtons pour profiter des paysages ou des animaux : ce serait vraiment dommage de passer la tête dans le guidon, sans prendre le temps d’admirer l’environnement que nous traversons.

Pour planifier nos étapes, j’avais compté une moyenne de 70 km/h : ce n’est possible que s’il n’y a pas d’arrêt régulier. Les étapes « panoramiques », nous n’avons même pas atteint les 50 km/h de moyenne. C’est important de le savoir, afin de vraiment planifier ses étapes correctement. Nous sommes toujours arrivés avant le coucher du soleil dans nos lodges, mais nous avons parfois du un peu accélérer en fin de journée…

LES ANIMAUX RENCONTRÉS…

Ma plus grande peur, avant de partir, était de ne pas voir d’animaux, ou en tout cas pas les plus impressionants… Nous avons vu 174 girafes, 133 éléphants, 24 lions, 7 guépards, 5 hyènes, 2 porcs-épics, 2 léopards, 1 mangouste, mais aussi des centaines de zèbres, de gnous et de springboks, des dizaines d’impalas, de koudous, de steenbok, de damara dik-dik et de toutes sortes de ruminants tels que les cobes à croissant ou les élands. Sans oublier aussi plus d’une vingtaine d’espèces d’oiseaux différents, des chacals, des écureuils, un lapin, un chien et encore tant d’autres…

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des autruches au milieu de springboks…
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un groupe d’éléphants en train de s’abreuver…

On s’en est donc mis plein les mirettes et ma peur n’était pas du tout justifiée. Par contre, il est tout de même à noter, que nous n’avons pas eu la chance de voir des félins à Etosha et avons donc eu besoin de guides et d’être dans les réserves privées pour cela. Nous ne sommes pas des chanceux, puisqu’en partageant notre expérience, nous avons constaté que d’autres touristes ont vu des lions, des guépards ou encore des léopards dans le parc d’Etosha et sans avoir recours à un guide… Mais du coup, nous conseillons tout de même, dans la mesure du possible de visiter une ou plusieurs réserves privées, voir aussi Etosha, avec des guides… Ils sont passionants et top professionnels… Et si eux ne savent pas où trouver le lion ou le guépard le jour durant lequel il vous guide, ses collègues sauront le renseigner par radio… outil que nous touriste n’avons pas…

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c’est un groupe de girafe qui cette fois, s’abreuve…
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des impalas et des cobes à croissant au bord d’un point d’eau…

LE BILAN DE NOTRE VOYAGE…

WOUAW, WOUAW, WOUAW et encore WOUAW… nous avons fait des vacances exceptionnelles, hors de l’ordinaire. C’est vraiment difficile de transcrire les émotions que nous avons eues tout au long de notre périple tellement elles ont été fortes et marquantes. Nous avons été totalement émerveillé par les paysages, les animaux, mais aussi par les gens que nous avons vus et rencontrés : nous avons vécu un rêve, un voyage fantastique, un voyage EXTRAORDINAIRE…

N’hésitez pas : allez en Namibie, vous serez tout aussi conquis que nous l’avons été…

 

3 Replies to “Post-Scriptum”

    1. Bonjour Angelilie, merci pour ces quelques mots d’encouragement. Le blog se veut « album de souvenirs », mais s’il peut plaire ou être utile à d’autres, j’en suis fort aise. Je vais aller me balader dans votre univers, promis.

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  1. Après quelques difficultés à entrer dans votre blog… wouaw, vos photos sont magnifiques, on a vraiment plaisir à vous suivre.

    j’espère que nous aurons autant de chance pour notre prochain voyage en Namibie – départ le 11 juillet 2024 – voir autant d’animaux tient du rêve. Merci pour ce partage. Anne-Christine et François

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