Allez zou ! Un dernier petit-déjeuner magnifique, mais à la fraîche, et nous partons pour remonter vers le Nord, pour y chercher le chaud et les animaux…
Nous allons longer le Sperrgebiet alors pas de bêtise, on ne ramasse pas de cailloux… Le Sperrgebiet, c’est une zone diamantifère, fermée au public le siècle passé, pour permettre l’extraction des chers cailloux. Aujourd’hui, il n’est possible de visiter l’endroit qu’accompagné par un guide, semble-t-il. On ne le fera pas. Par contre, on nous annonce une jolie piste, la C13, on devrait voir à nouveau de beaux paysages.




Oui mais bon… pour cela, il ne faudrait pas toujours faire confiance à notre Garminou, GPS de son état. Ou plutôt, et pour être tout à fait honnête, il faudrait le régler correctement. Le froid, la fatigue, je ne sais pas, toujours est-il que j’ai fait quelque chose de faux ce matin et notre GPS nous a mis sur la piste par laquelle nous sommes arrivés, il y a deux jours, la D463… Le temps que nous nous en rendions compte et nous étions trop loin pour reculer… Nous avons donc rejoint la B4 et sommes finalement arrivés beaucoup plus tôt que prévu à Aus… C’est pas si grave que cela, nous avons pu profiter de prendre le chemin des écoliers en faisant de-ci, de-là des petits détours au gré de nos envie et, une fois sur place, une petite balade à pied pour visiter les alentours de notre nouveau Lodge. Mais il s’agira de ne pas répéter l’erreur, nous avons peut-être raté quelque chose de beau… ou pas…



Ceci dit, nous ne sommes pas les seuls à faire des erreurs… Notre agence de voyage, ou plutôt son partenaire africain, a oublié de réserver deux lodges sur notre parcours. Par chance, ils s’en sont tout de même rendus compte, mais seulement dix jours avant notre départ. Du coup, ils n’ont pu que partiellement corriger le tir en nous réservant dans les mêmes lodges, des bungalows différents. Justement à Aus, nous aurions du avoir un « chalet » adossé à une grosse colline avec l’immensité du désert devant nous et la possibilité de nous faire notre propre barbecue… Au lieu de cela, nous allons loger dans le complexe principal, très beau et pratique au demeurant, mais pas du tout avec le même charme… Pour s’excuser de son erreur, l’agence nous a offert un safari que nous pensions devoir faire à pied, un « Walk Drive », et qui finalement se fera en 4×4, dans la réserve de Klein Aus Vista. Celui-ci aura lieu en fin d’après-midi, avec pour but ultime de regarder le soleil se coucher, un « Sundown Drive ». Au départ pas franchement emballé, je dois dire que ces environ 4 heures ont été magnifiques et super enrichissantes. Nous nous sommes retrouvés, Chantal et moi, seuls avec le guide, qui nous a fantastiquement expliqué son pays, sa région et la réserve. C’était génial… comme quoi d’un « malheur » peut ressortir du bon…



Le seul petit regret, au final, aura été de pas avoir pu nous faire notre propre barbecue. C’était la seule occasion qui nous était donnée et nous l’aurons manquée. Tant pis, on mangera très bien au lodge et nous aurons moins de travail…
Pendant notre « Sundown Drive », nous avons vu des paysages superbes, des autruches d’assez près et surtout avec des petits, un nid d’aigle croché à la montagne, une épave de voiture ayant servi à un cambriolage, il y a bien longtemps, et criblée de balles, tout plein d’oryx et avons fini… par nous ensabler… Et oui, même les guides, pourtant habitués au piste, sont capables de se rater. En fait, le notre a pris, au travers d’une dune de sable rouge, une piste qui devait ne plus en être une depuis longtemps. Il a buté contre un tas de végétation et s’est entêté à vouloir passer sans manœuvrer… Il pousse sur ces dunes un genre d’herbe qui font comme des tétons d’environ 50 centimètres de haut. Notre chauffeur a appuyé une de ses roues avant dessus et en mettant les gaz a fini par enfoncer les autres… Du coup, il s’est mis à dégager les roues à la main, encore et encore, le pauvre, il n’en menait pas large… Pour finir je me suis mis aussi à l’aider et enfin, avec Chantal, nous avons poussé, poussé et encore poussé tant est si bien que le véhicule est sorti de ses ornières. Nous, on était mort de rire, lui c’était un peu plus… jaune… Promis, on dira rien à son chef, il était trop sympathique pour qu’on lui crée des ennuis.












Durant ce laps de temps, le soleil a commencé son inexorable descente et nous n’avions plus le temps d’aller plus loin pour observer son coucher, but ultime de ce safari. Du coup, notre guide a sorti sa table de camping, de la bière, des rafraichissements, ainsi qu’un petit ravitaillement à base de fromages, olives, de saucisses sèches et de biscuits salés et sucrés au gingembre, ça pique…, à l’endroit même de notre infortune. C’était extra après tous ces efforts… On a continué à papoter et avons fini par rentrer de nuit, mais encore juste à l’heure pour le souper… Pas douché, tout poussiéreux, et les derniers arrivés, nous avons été remarqués par la salle qui était pleine… On soupe, pardon on dîne, à 18h30 ici, monsieur-dame, pas à 20 heures, hi,hi,hi…

On s’est couché plein d’étoiles dans les yeux, à nouveau…
LES POINTS FORTS DE LA JOURNÉE
Sans hésitation, le safari de fin de journée. Nous en ferons par la suite plusieurs, mais ce premier a été très riche en informations et nous avons vraiment vécu une expérience extra. Notre guide a su nous communiquer sa passion pour son pays et sa région. Si l’on excepte sa technique de conduite dans les dunes…, il a été d’une compétence absolue et a répondu à toutes nos questions et interrogations. C’est vraiment une expérience a faire.
LES POINTS FAIBLES DE LA JOURNÉE
En se trompant de piste à la sortie de la réserve de Fish River, nous avons sans doute manquer de très beaux paysages. Les 122 kilomètres sur la B4 étaient faciles à rouler mais n’étaient pas très spectaculaires.
LA CARTE DE L’ITINÉRAIRE

LES DISTANCES
122 km de routes asphaltées
104 km de pistes
226 km de trajet total
4 heures de trajet
56 km / heure de moyenne
