Windhoek – Kalkrand

La nuit fut courte… Mais après les péripéties de la veille, le soleil se lève sur un jour nouveau et nous sommes bien décidés de profiter de nos vacances…

Après un petit-déjeuner copieux, notre loueur de voiture arrive pile-poil à 8 heures 30 pour nous amener à son agence, Caprivi Car Hire, afin de prendre possession du véhicule qui sera notre fidèle compagnon les presque trois semaines prochaines.  Nous héritons d’un Toyota Hilux, 4×4, à cabine double. Le 4×4 c’est pour la sécurité en général sur les pistes et pour ne pas se trouver coincés quelque part si nous devions nous trouver dans du sable mou.

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notre véhicule pour les trois semaines

4×4 ou pas 4×4, c’est la question que nous nous posons tous avant de partir. La réponse ne peut pas être catégorique et nous ne pourrons pas non plus donner un avis définitif. Nous n’avons pas roulé en deux roues motrices et ne pouvons donc pas comparer. Les pistes que nous avons empruntées étaient toutes parfaitement carrossables sans 4×4, exceptés les 4 derniers kilomètres de Sossusvlei (à lire dans l’article concerné). Cependant, les pistes en gravier ou en sable glissent, moins que la neige mais tout de même suffisamment, et la traction sur les 4 roues offre certainement une sécurité supplémentaire.

Nous avons croisé quelques berlines de ville, genre VW Polo ou Passat, sur les pistes… Franchement je pense que ça, c’est une erreur. À voir comme ces voitures réagissaient sur les portions de pistes moins bonnes, façon tôle ondulée ou pas assez compacts, je plains leurs passagers et surtout leur dos… Pour celles et ceux qui voudraient économiser sur le prix du véhicule en ne payant pas le 4×4, prenez tout de même un véhicule haut afin d’avoir un minimum de confort, par endroit ça secoue fort.

Pendant que je suis dans cette petite digression, parlons de l’état des routes et des pistes. Toutes les parties asphaltées étaient parfaites, tout à fait comparable aux standards européens. Les pistes, gravier ou sable, sont en général bonnes et entretenues. Nous avons croisé partout des engins qui les rabotent et les aplanissent à longueur de journées. Mais sur toutes les pistes que nous avons empruntées, il y a eu, tout de même, des portions plus ou moins désagréables : tôles ondulées, traces de véhicules nous déviant de nos trajectoires, gravier ou sable mou sur quelques dizaines et centaines de mètres, gros cailloux émergeants… Bref en un mot comme en cent, il s’agissait d’être attentif et réactif. En ne roulant pas trop vite, la plupart des pistes sont limitées à 80 km/h, quelques unes à cent, et en ne faisant pas de mouvements trop brusques ou de freinages trop impulsifs, il n’y a aucun souci à se faire.

Nous n’avons subi aucune crevaison, tout en faisant un trajet de 3950 kilomètres… Rouler plutôt sur le centre des pistes et éviter les gros cailloux pointus, cela semble suffisant pour ne pas avoir à changer de roue…

La cabine double, c’est pour pouvoir nous retrouver, Chantal et moi, du même côté du véhicule pour l’observation des animaux.

Nous aurons utilisé cette option pas mal de fois, dans Etosha surtout. Comme il est interdit de sortir du véhicule dans le parc, si nous n’avions pas eu cette possibilité, l’un de nous deux aurait parfois eu du mal à voir correctement les magnifiques scènes animalières. En plus, nous avons parfois mis nos sacs de voyage en cabine; derrière sur le pont, c’est le monde de la poussière…

On a droit à une longue explication des règles de comportement à suivre sur les routes et pistes et avec le véhicule. Pour nous, les touristes, les routes asphaltées sont limitées à 100 km/h et les pistes à 80 km/h. Et pour être bien sûr que nous suivions les règles, notre véhicule est équipé d’un GPS qui repère sa position en permanence et qui enclenche une sonnerie stridente sitôt que nous atteignons 85 km/h sur les pistes et 117 km/h sur les routes… La loose totale, on s’en rendra compte assez vite… Ensuite de quoi, on s’assoit dans la voiture et le loueur nous montre tous les détails du fonctionnement du 4×4, de la jauge à essence, des roues de secours, du frigo, enfin de tout ce que nous devons savoir avant de partir. On signe les papiers, on pose nos bagages dans le coffre et… à nous l’aventure…

Ne pas oublier, surtout ne pas oublier… je vais devoir conduire à gauche… On s’y habitue très vite, même si les premiers carrefours et autres ronds-points sont un peu chaud à négocier. Heureusement, il n’y a pas un trafic énorme et personne ne conduit de manière trop agressive, ce jour-là.

Première priorité du jour, faire le plein. Notre Toyota est équipé de deux réservoirs, le principal de 80 litres et le secondaire de 60 litres. C’est le secondaire qui se vide en premier, si bien que la jauge d’essence ne bouge pas tant que nous n’entamons pas le principal. Lorsque la jauge bouge, nous avons donc encore 80 litres dans le ventre de la bête. Nous recevons le véhicule avec la jauge tout en haut, nous avons donc encore au moins les 80 litres. Mais, il n’est techniquement pas possible de savoir combien il reste d’essence dans le réservoir de 60 litres. Nous devons donc passer à la pompe pour compléter le tout et partir d’un bon pied avec les deux réservoirs pleins. Notez que quand vous demandez le plein au préposé à la pompe, ce n’est pas juste une vue de l’esprit… Tous se sont bien appliqués à remplir jusqu’à ras l’ouverture de remplissage… On badine pas avec les ordres du client…

A Windhoek, pas de problème de disponibilité, les stations abondent. En dehors des villes, il faut être attentif et faire le plein régulièrement. Nous avons pris notre fidèle GPS « Garminou » équipé de la plus récente carte de Namibie disponible et il nous a toujours trouvé facilement de quoi faire le plein. Attention à toujours avoir du cash, peu de stations étaient équipées de lecteur de carte. Ceci dit, avec ses 140 litres de capacités notre Toyota a une autonomie de plus de 1’000 km.

Deuxième priorité du jour, acheter de l’eau et de quoi nous ravitailler en cas de petite faim. Les supermarchés présents dans les villes, sont pratiquement comparables aux nôtres. On y trouve de tout en quantités suffisantes. Nous achetons donc de l’eau, des Tucs salés, des Biltongs et des biscuits sucrés de la marque Tennis… C’est genre Petits Beurres, mais en mieux…

Concernant les Biltongs. Nous en avons trouvés principalement trois sortes dans les supermarchés, soit au bœuf ou à la viande « sauvage » : des espèces de petites saucisses sèches, des « rebibes » coupées plus ou moins fines, très sèches et les mêmes en un peu plus assaisonnées. Des trois sortes, ce sont les saucisses qui ont emporté notre suffrage. Les autres étaient définitivement très sèches et avec relativement peu de goût. Mais bon, pour dépanner et casser le petit coup de fringale, c’était suffisant.

OK, le plein est fait, nous avons rempli le frigo, car oui nous avons un petit frigo sur le pont arrière, avec de quoi tenir quelques heures en cas de panne en plein cagnard, reste à résoudre le problème de la récupération de nos bagages : nous avons décidé de repartir pour l’aéroport, en espérant qu’ils arriveront avec le premier avion du matin, à 11 heures 30. C’est à un peu moins de 50 kilomètres et nous avons repéré une route, la C23, à mi-chemin entre Windhoek et l’aéroport, qui nous mènera vers le Sud et notre prochain Lodge, sans devoir revenir jusqu’à Windhoek pour prendre la route B1 prévue à la base. Passer par l’aéroport ne sera ainsi pas un immense détour et nous ne sommes pas sûr que nos bagages seront vraiment acheminés vers l’une de nos prochaines étapes, si nous ne le faisons pas nous même…

Une fois à l’aéroport, on s’annonce à un guichet de renseignements afin de savoir comment faire pour rejoindre le bureau des bagages perdus qui se trouve dans la zone d’arrivée donc avant le contrôle des marchandises. Je dois me rendre à ce contrôle, passer au travers de portiques de sécurité et je peux rejoindre le préposé, pendant que Chantal m’attend sagement de l’autre côté. L’avion vient d’arriver et je dois attendre un petit quart d’heure pour voir arriver les bagages. Quelques minutes de suspens supplémentaires et voilà nos deux sacs qui arrivent sur le tapis roulant. Ouf, cette fois les vacances peuvent vraiment commencer. Je me signale au bureau pour leur dire que tout est OK et qu’ils peuvent classer notre réclamation, passe le contrôle, puis rejoins Chantal : nous partons enfin vers nos aventures africaines…

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la C23, toute belle asphaltée

Nous reprenons la B6, direction Windhoek et, à peu près à mi-chemin, tournons vers le Sud sur la C23, qui est aussi une route asphaltée. En chemin, encore sur la B6, nous apercevons nos tous premiers animaux sauvages, à savoir des babouins. C’est une image très contrastée : d’un côté, c’est incroyable de voir ces bêtes en dehors d’un zoo et de l’autre, ils donnent l’impression d’être des mendiants sans-abri au bord de cette route, qui a relativement beaucoup de trafic… Ce n’est pas une très belle image… Il faudra par contre être attentif car ils se tiennent vraiment tout au bord de la route et certains n’hésitent pas à traverser juste devant nos roues…

À hauteur du village de Dordabis, nous quittons l’asphalte pour une vraie piste de sable, puis bientôt de gravier, la C15. Le village est assez grand, un des plus grand que nous longerons durant notre périple, tout en n’étant pas une ville. Il est composé de quelques grandes maisons qui nous paraissent être seulement des bâtiments officiels, police, administration et école, alors que les maisons d’habitation sont très petites, faites de bric et de brac, en bois et tôles ondulées. C’est à peu près la définition que nous nous faisons d’un « township ». Ce n’est pas très réjouissant, mais les gens qui nous regardent passer sont tous très souriants. C’est d’ailleurs la constante qui nous restera des Namibiens : ils sont souriants, amicaux et beaux, pour la plupart.

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la C15, juste après Dordabis

Premier contact avec la piste donc. Je suis pour l’instant surpris en bien, elle est en parfaite état et c’est très facile à rouler… Nous sommes pratiquement seuls, nous croiserons deux ou trois voitures sur le trajet. Nous roulons sur de longues lignes droites sans fin, ce sera une constante durant tout le voyage. Le chef des ponts et chaussées namibiens n’aiment certainement pas les courbes…

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la C15 qui se perd dans le paysage

Nos yeux sont émerveillés par les paysages, et nous faisons de très fréquents arrêts pour faire des photos. Nous sommes en bordure du Kalahari et voyons déjà parfois les dunes de sables rouges, à notre gauche, loin à l’horizon. Dans les arbres se trouvent des nids de tisserins, soit individuels, soit en colonie. Les petits nids forment des boules d’une trentaine de centimètres de diamètre dans lesquels les oiseaux rentrent par en dessous. Pour les colonies, c’est d’une toute autre envergure, certains nids pouvant peser jusqu’à une tonne et contenir des milliers d’oiseaux. Là aussi, les oiseaux entrent par en dessous, afin de diminuer le risque d’entrée de prédateurs, tels que les serpents.

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un nid collectif de tisserins
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les oiseaux entrent par dessous le nid
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des nids « individuels » de tisserins

 

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c’est joli le jaune dans cet accacia

Soudain, nous apercevons deux autruches dans un « champ » au loin… Et un arrêt de plus, pour faire la photo, mais elles s’éloignent avant que nous ayons vraiment le temps de les photographier correctement. Notre moyenne horaire n’est pas très reluisante… Moi qui avais calculé nos temps de parcours avec une vitesse de 70 km/h, nous n’en sommes qu’à environ 40-45 km/h. Cela restera une constante durant tout le voyage : ne comptez pas plus de 50-55 km/h de moyenne, ou alors cela signifiera que vous ne faites pas d’arrêt…

Devant le village d’Hoachanas, nous tournons à droite sur la C21 en direction de Kalkrand et la suivons quelques kilomètres. Nous avons touché aux dunes du Kalahri et allons nous y enfoncer plus profondément en prenant la D1268 pour rejoindre notre lodge, qui se trouve dans sa propre réserve. Nous franchissons donc un portail gardé. Nous devons indiquer nos coordonnées et le garde nous dit de suivre la piste et les indications pour rejoindre le complexe. Nous roulons à présent sur du sable rouge, très mou : ça passe relativement facilement en 4×4, je serais un tout petit peu moins sûr en 2 roues motrices…

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sur la ligne d’horizon, une dune du Kalahari

Nous découvrons le principe de la réserve privée : c’est un territoire plus ou moins grand, voir immense, dans lequel se trouve un ou plusieurs « complexes hôteliers », ceinturé de barrières empêchant les animaux, en tout cas les gros, de sortir ou d’entrer et les humains d’entrer sans autorisation. La réserve dans laquelle nous pénétrons, Intu Afrika Kalahari Game Reserve, est grande de 10’000 hectares. On pourra potentiellement y voir des zèbres, des gnous, toutes sortes d’antilopes (springboks, koudous, élands, oryxs…), mais aussi des girafes, des autruches et potentiellement une lionne. C’est leur site qui annonce la lionne… Nous on ne la verra pas et ne pourrons donc pas confirmer l’existence de la bête…

Par contre, quelques centaines de mètres après l’entrée, nous voyons notre premier oryx, éloigné d’à peine 50 mètres de nous. On s’arrête, et on shoote à tout va, pensant que ce serait peut-être notre dernier…

 

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notre tout premier oryx qui s’en va effrayé par notre présence

Plus loin, une autruche joue à cache-cache avec nous. Puis c’est un gnou qui nous passe devant.

Et là, plus loin encore, ce sont à nouveau des oryxs et enfin un springbok que nous effrayons un peu… Et pour terminer, un, ou plutôt certainement une cobe à croissant (waterbuck) au sommet d’une dune qui nous regarde passer.

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les oryx sont curieux…
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ce springbok aussi…
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vraiment très curieux…
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lui finira par détaler le plus vite possible…

Bref, on se retrouve tout étourdis, de voir autant d’animaux qu’on en oublie le temps. Soudain, je manque de renverser un quad qui se trouve à côté de moi. Dans l’excitation du moment, j’en oublie de regarder mes rétros et on frise l’accident. C’est un garde du camp, inquiet, qui nous explique qu’en général les clients mettent une vingtaine de minutes, depuis l’entrée de la réserve jusqu’au lodge… Comme on en est à plus du double, il pensait que nous nous étions peut-être ensablé… Il est bien sûr mort de rire, lorsque je lui explique que nous étions un peu pris par notre premier safari…

On range un peu le matériel, et on le suit jusqu’à ce qui sera notre camp pour la nuit. On s’installe dans notre chambre et on s’équipe pour la piscine, une bonne trempette nous ferait un bien fou… Oui, mais non, l’eau doit faire 15 ou 16 degrés, grand maximum. On comprend pourquoi, tous les hôtes présents soit sur leur terrasse soit sur la terrasse commune, nous regardaient bizarrement… On nous avait prévenu, les nuits sont fraîches, l’hiver en Namibie. Et comme ils ne couvrent pas leurs piscines, ni ne les chauffent évidement, nous n’allons jamais pouvoir en profiter. Grosse, grosse déception pour Chantal…

Bon en compensation, il y a un point d’eau et de ravitaillement à une cinquantaine de mètres devant la piscine. Les animaux du parc viennent les uns après les autres, et parfois tous ensembles, s’y abreuver. Cela nous permet de les observer tout tranquillement, c’est magique. On y verra des zèbres des plaines, ou zèbre de Burchell, des springboks, des gnous et un éland… Magique…

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le lodge met du foin et de l’eau à disposition des animaux
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le mélange des espèces ne se fait pas toujours sans quelques frictions
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mais chacun y trouve son compte au final
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cet éland se trouve à moins de 50 mètres de nous

On aurait pu faire une balade avec des gens du peuple San, les Bushmen, sans doute les premiers habitants de la région. Ils sont très connus pour leur langues à base de clics. Avant de venir en Namibie, je croyais qu’ils étaient les seuls à utiliser ce langage, mais en fait, il y a différentes ethnies réparties sur la Namibie, et sans doute dans d’autres pays de la région, qui l’utilisent. Finalement, on ne fera pas cette balade, faute de temps et un peu faute d’envie, le côté zoo humain nous dérangeant un peu.

Je profite du superbe couché de soleil, pour m’essayer à ce genre de photos…

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le soleil se couche sur la savane

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Ce soir on mange notre premier menu namibien : soupe en entrée, viande du bush en plat et cake en dessert. Le menu sera relativement toujours le même partout, avec plein d’excellentes soupes différentes, 4 viandes (oryx, éland, koudou et springbok) du bush, du bœuf ou du poulet pour les viandes « conventionnelles » à choix, servies en général en grillades, mais aussi parfois en ragout, et un cake arrosé d’une crème anglaise en dessert. Ce n’est pas tout le temps très élaboré, mais toujours excellent. Nous n’avons jamais été déçu par les repas.

Le temps de transférer toutes mes photos sur un disque dur de sauvegarde et déjà le sommeil nous gagne. La journée a été longue, elles le seront toutes, et les différentes péripéties du voyage ainsi que la concentration nécessaire à la conduite sur piste auront eu raison de nous. Mais c’est une bonne fatigue qui nous emmène, souriants, dans les bras de Morphée…

Points forts de la journée

Nos premiers kilomètres sur les pistes namibiennes, nos premiers animaux sauvages et le lodge

Point faible de la journée

Aucun, tout c’est bien passé

 

LA CARTE DE L’ITINÉRAIRE

trajet WINDHOEK - ZEBRA

LES DISTANCES

124 km de routes asphaltées

157 km de pistes

281 km de trajet total

5 heures de trajet

56 km / heure de moyenne

 

 

 

 

2 Replies to “Windhoek – Kalkrand”

  1. franchement bravo de mettre les temps de route pour chaque itinéraire avec les trajets. c’est une information PRECIEUSE que l’on trouve trop peu … et pour cause, bien conscience qu’il y ait de nombreuses pistes je prends peu en considération le temps que google map indique… bref, c’est très agréable de lire ce récit si détaillé. vos photos sont fabuleuses. vraiment bravo !

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    1. Merci là encore pour votre commentaire. Pour préparer notre voyage, j’ai utilisé quelques blogs, en fait des dizaines, et effectivement très peu indiquaient des vitesses et des temps… Ma première planification tenait compte de vitesse moyenne de 70 km/h. J’ai soumis cette moyenne à l’agence qui m’a confirmé que c’était faisable… Oui, mais non ! Les pistes sont limitées à 80 km/h et comme vous l’avez peut-être déjà lu, notre véhicule était tracé par GPS et hurlait sitôt que nous étions plus vite… Impossible donc de rouler plus vite même si on l’avait voulu… Et de toute façon, on l’a pas voulu et il ne faut surtout pas le vouloir… Rouler à 70-80 km/h c’est par endroit dangereux, souvent fatigant et surtout ça empêche de voir, et les animaux potentiels et les paysages incroyables que nous avons vus… Comme je l’ai dit quelque part dans mes textes, nous avons eu des moyennes comprises entre 40 et 50 km/h en se faisant le plaisir de s’arrêter, 2 fois, 10 fois, 100 fois… mais c’était que du bonheur à chaque fois… Du coup, faites tout de même attention au distance dépassant 350 km/jour : les étapes plus longues ont été, sur la fin, difficiles.
      Pour planifier vos étapes au niveau du temps, google map n’est peut-être pas le meilleur instrument : il est en général beaucoup trop optimiste. Tablez sur maximum 50 km/h et calculez en fonction des kilomètres que vous pouvez relever sur google, vous aurez alors le temps plus précis de vos étapes. Sauf si vous n’êtes pas du genre à faire des photos et à admirer le paysage, bien sûr… Mais j’en doute fort, sinon vous iriez à Ibiza… Nous avons emmené avec nous notre GPS Garmin avec l’achat de la dernière carte de la Namibie (un peu plus de 100 CHF, si je me souviens bien). TOUTES les pistes y étaient et la seule fois où nous nous sommes trompés d’itinéraire, ce n’était pas de sa faute à lui, hi hi hi…
      J’espère que les renseignements que je vous donne là et ceux qui sont sur le blog vous seront utiles, c’est en parti pour cela que je l’ai fait, en plus de vouloir nous garder une trace de ce FABULEUX, EXTRAORDINAIRE et FANTASTIQUE voyage que nous avons eu la chance de faire.
      Je vous souhaite d’avoir la même révélation que nous avons eu là-bas, de faire un vrai voyage extraordinaire, d’y voir tous les animaux que nous avons vus et même plus encore…
      Si vous en avez le courage, faites nous un petit retour sur votre expérience, ça nous fera bien envie et surtout plaisir, hi hi hi…
      Seb

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