Hier, nous avons vu des éléphants… Nous avons vu des éléphants… Incroyable, génial, fantastique, complètement fou… Les mots nous manquent pour dire le bonheur que nous avons ressenti d’être si proche de tels animaux…
C’est, après le rhinocéros et le lion, notre troisième membre du Big Five… Sachant que nous ne verrons pas le buffle, présent uniquement au Nord de la Namibie, il ne nous reste plus qu’à trouver un léopard et nous aurons atteint l’un des buts que nous nous étions fixé de manière très informelle…
Le safari de hier a été fou… Longtemps, j’ai douté de notre guide qui, en roulant « à tombeau ouvert », avec pour seul but de nous montrer des éléphants, nous a fait peut-être rater d’autres animaux. Si nous n’avions pas vu les éléphants, j’aurais été très déçu de lui avoir demandé cette recherche, car nous n’avons quasiment rien vu d’autre. Mais les guides de Namibie sont vraiment excellents : en « fonçant » à travers la réserve, le nôtre savait qu’il avait une chance de nous contenter et il a réussi au-delà de nos espoirs, merci à lui…
Aujourd’hui, après notre petit-déjeuner, nous repartons avec lui pour notre dernier safari dans la réserve d’Ongava. Il nous demande si nous désirons voir à nouveau des éléphants. Nous lui proposons de faire à sa guise, mais que le but serait plutôt de voir le maximum d’animaux intéressants sans que cela ne doivent être absolument des éléphants. Si on croise un rhinocéros noir, nous serions tout de même enchantés…
Moins stressé que hier, il roule un peu plus tranquillement. Il semble tout de même avoir un but, mais ne nous le communique pas.
Au passage, il s’arrête pour un magnifique oiseau, un Huppe d’Afrique, perché sur une branche d’un arbre. Jusqu’ici, nous nous sommes principalement intéressés aux gros animaux, mais la Namibie offre un choix d’oiseaux extraordinaire. Plus loin, nous nous arrêtons pour un « troupeau » de Pintade de Numidie, les « bush chicken », comme les appelle notre guide. Ces oiseaux sont omniprésents partout dans la savane namibienne. Toujours en groupe, ils sont pratiquement toujours en mouvement. Avec leur tête bicolore, ils sont vraiment spectaculaires…



Et puis, nous nous arrêtons tout près d’une girafe. Chantal est aux anges, même si, la pauvre bête, est assez esquintée… Il lui manque de la peau sur son « visage » et son oreille gauche pend tristement le long de sa tête. Ces blessures ne sont pas récentes, mais elle a dû prendre cher dans un combat ou, éventuellement dans une chute…



Notre guide observe la piste attentivement tout en roulant. Il cherche les empreintes des animaux pour les trouver. Il s’arrête de temps à autre et sort même du véhicule pour les regarder en détails, un vrai pisteur de la savane…
Nous passons près de zèbres des plaines, puis de koudous, puis des incontournables oryx… C’est à nouveau un festival de ruminants, on est aux anges…



Soudain, ce sont trois girafes que nous dérangeons en plein repas… Puis des autruches qui jouent à cache-cache entre les arbres et la broussaille…


Et puis, un peu loin pour être parfaitement visible, un vautour perché sur un arbre… Nous n’en avions pas encore vus, voilà un animal de plus pour notre bestiaire…

Nous roulons encore un bout, et notre guide nous montre quatre rhinocéros, assez loin de la piste… Ils sont un peu cachés par des buissons, mais nous sommes déjà tout heureux d’en voir à nouveau. Notre guide nous demande d’être très disciplinés et de ne pas trop bouger sur nos sièges et il s’engage en dehors de la piste, à travers la savane, pour s’approcher des quatre monstres… Nous sommes bientôt à une dizaine de mètres d’eux. Ce sont à nouveau quatre rhinos blancs, qui broutent tranquillement, sans vraiment s’intéresser à nous. Nous ne pouvons pas être plus proches d’eux, ou alors il faudrait leur rouler dessus… Nous mitraillons un maximum, puis notre guide recule doucement et rejoint la piste…



Nous sommes à une centaine de mètres des rhinos et il sort du 4×4, prend une branche et, tout en surveillant les animaux et les alentours, efface les traces du véhicule en dehors de la piste… Je lui demanderai pourquoi il a fait cela. Sa réponse sera que les guides doivent laisser le moins de traces possibles qui dénatureraient le paysage… Nous, nous avons eu plutôt l’impression qu’ils n’ont pas la permission de sortir des pistes, évitant ainsi effectivement de dénaturer les paysages, mais aussi de déranger systématiquement les animaux… On ne saura jamais, mais nous avons bien profité de ce petit accroc au règlement, si s’en était un…

Nous repassons vers notre vautour, qui est accompagné cette fois.

Et plus loin, c’est encore une girafe, en vadrouille… Si hier, nous n’avons vu que très peu d’animaux, aujourd’hui c’est un festival… La réserve d’Ongava s’est pliée en quatre pour nous dire au revoir… Merci…

Mais ce n’est pas fini… Alors que nous pensions rentrer gentiment, notre guide accélère un peu la cadence. Il nous amène vers une famille de sept lions, qui se reposent entre deux bouchées de zèbre… La carcasse de l’animal a été vidée, mais le reste est encore bien entier. Les lions finiront plus tard le travail. Pour l’instant, ils se reposent à l’ombre, les babines rougies par leur début de repas…





Nous, nous sommes prêt à rester encore longtemps, très longtemps, pour les observer et les photographier… Le spectacle est magnifique, même s’il est tragique pour le zèbre…

Après un long moment, notre guide nous remet en route, il est l’heure de rentrer… Nous verrons encore, au loin, une girafe s’éloignant de nous, comme pour un dernier adieu, tout un symbole… Notre guide nous dépose à notre lodge et nous quitte rapidement, il a encore des clients à accompagner dans l’après-midi… Je lui envie cette vie dans la nature, à communiquer ses connaissances et sa passion… Merci pour nous avoir fait partager ces beaux moments…

Nous quittons aussi notre lodge pour nous diriger vers le suivant qui se trouve de l’autre côté d’Etosha, à l’est… Oh comme c’est bête, cela nous oblige à traverser le parc d’Etosha… Youpie, nous partons donc pour notre tout premier safari autonome… On espère voir encore quelques spécimens intéressants, même si nous n’avons pas « trop » de temps : nous devons impérativement sortir du parc avant sa fermeture au coucher du soleil, environ 18h30, 19h à cette saison…
Nous venons de franchir la porte Anderson et nous dirigeons vers Okakuejo pour acheter le permis, lorsque nous voyons au loin une colonne d’éléphants qui marchent, à la queu-leu-leu, parallèlement à la route… Ils sont malheureusement vraiment très loin et aucune piste ne part dans cette direction, mais nous nous arrêtons tout de même en bord de route pour profiter du moment… On espère les retrouver quelque part plus tard…

Après nous être acquitté de notre du, 80 dollars namibiens par personne et 10 de plus pour la voiture, nous filons vers l’est, plein d’espoir et d’envie… Et nous ne serons pas déçus…
Ce sont d’abord des girafes en bord de piste, qui semblaient n’attendre que nous pour poser pour la photo… Malheureusement un peu en contre-jour, mais bon, ne soyons pas plus royaliste que le roi…

Nous nous arrêtons ensuite à un point d’eau et là, c’est le choc… Deux éléphants partagent l’endroit avec des springboks, des zèbres et des autruches… Nous sommes à quelques dizaines de mètres d’eux, bien en face et cette fois, il n’y a pas d’arbres pour gâcher la vue… WOUAW… On shoote, on shoote et on shoote encore, c’est fabuleux… Mais pas très raisonnable pour notre moyenne horaire…




On finit par quitter nos deux monstres, ils ne se décident pas à bouger. Nous avons d’autres lieux et animaux à voir… Nous suivons notre GPS qui nous guide jusqu’à une prochaine gouille… Et là, le miracle se reproduit : c’est la multiplication des éléphants… On en comptera 13, des petits et des grands en train de s’abreuver… Nous restons scotché à l’endroit un temps infini…




Oui, mais bon, il est temps d’accélérer le rythme, sinon, nous risquons de rester coincés dans le parc…
Nous allons encore voir deux éléphants, assez loin de nous, traversant la savane, puis un tout seul, puis encore deux en train de se nourrir sur un arbre et enfin, juste avant la sortie, encore un en déplacement…



Bien sûr, en plus de tous ces éléphants, nous avons vu des zèbres, des gnous, des oryx, des springboks, par dizaines de dizaines, mais aujourd’hui, c’était définitivement l’après-midi éléphants… Lorsque nous étions au Ongava Lodge, nous avions discuté avec un monégasque, qui nous avait dit avoir fait une journée dans Etosha et n’avoir vu que 3-4 éléphants… Indiscutablement, nous avons eu beaucoup plus de chance…

Nous sortons du parc par la porte Von Lindequist à l’heure, et allons directement vers notre nouveau lodge dont l’entrée se trouve à une centaine de mètres. Nous logerons les trois prochaines nuits dans la réserve Onguma, dans le lodge The Fort et même dans la suite Sultan…
Lors de la préparation de notre voyage, notre agence nous avait proposé de loger au Onguma Tree Top qui nous avait vraiment paru super… Malheureusement, lors de la réservation le lodge était déjà complet… Une année et trois mois à l’avance, tout de même… Nous étions super déçus… Notre conseillère nous avait alors proposé The Fort comme solution de repli et n’avait réussi à obtenir « que » la suite, évidement un chouïa plus chère que les bungalows… Pour être parfaitement honnête, nous avons été super, super bien dans notre suite et dans The Fort… C’était la classe totale, du 5 étoiles… au minimum…

Lors de notre arrivée, le manager nous a briefé, comme toujours, sur les règles de vie et de sécurité du camp. Nous allons loger au premier étage de la partie commune et avons donc finalement beaucoup moins de risque que d’habitude pour rencontrer des animaux sauvages… De plus, le bâtiment et sa terrasse sont surélevés d’un bon mètres cinquante, par rapport à la savane et au point d’eau qui se trouve à une centaine de mètres… Il y a vraiment peu de risque de croiser les animaux à ce niveau.

Le manager nous annonce, tout fier, que la nuit d’avant une lionne est venue s’abreuver au point d’eau… Nous espérons qu’elle aura la bonne idée de réitérer l’opération ce soir…
Nous nous installons dans notre suite dont le balcon donne sur la piscine, le point d’eau et sur la savane. Le paysage est fantastique… La piscine se décompose en deux parties : un bassin pour nager et un plus petit bassin dans laquelle se trouve 3 tables et des chaises, permettant ainsi de prendre un verre, les pieds dans l’eau… C’est rigolo, mais malgré le fait que la température la journée doit faire autour des 35 degrés, l’eau reste froide et nous n’en profiterons pas.


Nous descendons pour le souper vers 19h30 et remarquons que les gens regardent avec beaucoup d’attention le point d’eau, éclairé la nuit… La lionne est revenue et s’abreuve, accroupie au bord de l’eau… Le manager ne nous avait donc pas menti… Le temps de remonter chercher mon appareil photo, elle aura disparue dans la sombre savane… Raté…
Nous mangeons sur la terrasse face au plan d’eau, mais ne verrons plus rien d’extraordinaire… La journée nous a déjà tellement offert, pas de regret…
En s’endormant, nous avons peur de choper des crampes au visage, tellement le sourire banane ne nous quitte plus depuis trois jours…
LES TEMPS FORTS DU JOUR
Les lions d’Ongava, la traversée d’Etosha avec tous les éléphants que nous avons vus…
LES TEMPS FAIBLES DU JOUR
La journée aurait du être plus longue pour nous permettre de voir encore plus…
LA CARTE DE L’ITINÉRAIRE

LES DISTANCES
18 km de routes asphaltées
174 km de piste
192 km de trajet total
6 heures de trajet
32 km / heure de moyenne
la moyenne n’est évidement que peu représentative, nous nous sommes arrêtés encore plus que d’habitude, puisque nous étions dans Etosha…
