Quelle nuit… Le vent et le froid se sont ligués contre nous pour nous empêcher de dormir correctement. Mais ce matin, le vent a lâché prise, laissant au froid le soin de nous accompagner encore un moment. Nous nous extirpons de nos draps chauds pour sauter dans nos habits, froids, glacés, congelés, et, avant de nous précipiter vers le petit-déjeuner, nous regardons un moment le jour se lever. Dans le Lounge, les braséros sont allumés et une douce chaleur nous accompagne tout au long du repas. Ça fait du bien…


Le Lodge propose un « safari » en 4×4 dans la région avec divers arrêts panoramiques ou une descente accompagnée dans le canyon. Il n’y a pas de possibilité, selon ce qu’on a compris, de prendre notre voiture et de longer le canyon. Nous devrions en fait sortir de la réserve pour aller trouver des points de vue. Cela signifierait beaucoup de kilomètres et ne sommes pas très motivés à les faire. Nous décidons donc d’aller en randonnée seuls, en partant dans l’autre direction que celle de hier. Nous ne saurons jamais si la descente dans le canyon pour 2-3 heures aurait été intéressante ou pas.


En partant, nous passons à côté de notre nouveau copain le chien, qui vient nous faire un petit coucou. Mais il ne se décide pas à nous accompagner : il sait certainement que la direction que nous prenons, l’éloignera trop longtemps de sa niche de base…

Le chemin que nous empruntons, suit toujours le bord du précipice à quelques mètres. Nous avons ainsi la possibilité de scruter le fond, espérant y apercevoir de la vie. Nous ne verrons rien bouger. Sur le dessus par contre, nous verrons quelques springboks et quelques animaux, peut-être des cobes à croissant, qui descendront une pente abrupte pour nous éviter. Ils étaient trop loin et partis trop vite pour que nous puissions les identifier.


Notre petite randonnée durera au final un peu plus de 5 heures, aller-retour, et nous mènera jusqu’à un sentier permettant de descendre au fond du canyon. Je pense que c’est depuis là que nous serions descendus si nous avions pris l’option offerte par le Lodge. Mais eux nous y auraient amené en voiture… Un panneau nous rappelle qu’il est strictement interdit de descendre sans un guide. Dangereux ou protectionnisme, aucune idée, mais nous nous tiendrons aux ordres et ne descendrons que de quelques mètres pour nous abriter du vent qui s’est à nouveau levé, afin de pique-niquer tranquillement.



Depuis notre place de pique-nique, nous remarquons de grandes portions d’eau dans le lit de la rivière Fish. Selon ce que j’ai lu, cette rivière peut être complètement sèche et là nous voyons tout de même de grosses gouilles. Il n’y a pas de débit, mais tout de même de l’eau. On cherche des animaux qui s’abreuveraient, mais rien ne bouge, encore une fois.




Le chemin de retour se fait, malheureusement, par le chemin aller… Nous n’avons pas trouvé la possibilité de faire une boucle. Le sol étant jonché de cailloux, il est très pénible de marcher en dehors du chemin balisé. Nous ne sommes donc pas sorti du sentier et avons « remonté » consciencieusement nos pas du matin.


Au final, nous n’avons vu qu’une toute petite portion du canyon. Il est possible que le côté Est soit plus « accessible » et que nous aurions pu en voir plus. Aucune idée… mais nous avons tout de même fait une superbe randonnée et pu emmagasiner de magnifiques impressions du lieu.



Nous quittons demain déjà cet endroit magnifique et profitons de cette fin d’après-midi pour nous reposer et pour travailler un peu nos photos. Nous n’aurons pas la même table que la veille pour le souper et serons un peu plus éloignés de la douce chaleur des braséros. Nous n’aurons pas droit aux chants de la veille, malheureusement. Une des serveuses nous a expliqué qu’ils organisaient cela tous les deux jours. Le vent s’est à nouveau levé et fera à nouveau craquer notre bungalow une grande partie de la nuit…



LES POINTS FORTS DE LA JOURNÉE
La balade a été magnifique. Notre pique-nique au bord du gouffre aura aussi été un excellent moment, malgré le vent.
LE POINT FAIBLE DE LA JOURNÉE
En marchant, nous n’avançons pas très vite : nous n’avons donc pas vu beaucoup de cet immense canyon.

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