Faux départ

Dimanche 2 septembre 2018, ça y est, nous y sommes enfin. Nos bagages sont bouclés, la maison fermée, nous partons pour trois semaines en Namibie. Le long voyage commence…

Nous prenons le train à 15 heures dans la petite ville située à 5 kilomètres de notre village, pour prendre l’avion à 22 heures 40 à l’aéroport de Zurich. Nous allons devoir changer 3 fois de train avant d’arriver… Et oui, c’est cela, habiter en région périphérique… Bien sûr, il aurait été possible de choisir la voiture, mais la région zurichoise est une vrai zone sinistrée concernant le trafic routier et nous craignons des bouchons qui pourraient nous faire rater l’avion… Inquiets, vous avez dit inquiets ?

Notre premier vol part donc en fin de soirée et nous amènera, environ 10 heures 30 plus tard, jusqu’à Johannesburg, en Afrique du Sud. Après 2 heures 30 d’attente dans la zone transit, nous prendrons un deuxième avion pour, 2 heures après, arriver à Windhoek, la capitale de la Namibie.

Mais ça c’est pour la théorie… C’est dans le deuxième train que nous apprenons, par SMS, la mauvaise nouvelle : notre avion est annulé pour raison technique, nous ne pourrons partir que lundi matin à 8 heures, pour une arrivée 21 heures 25 à Windhoek, m….., ça commence bien….

Impossible de rentrer, évidement, nous allons donc jusqu’à l’aéroport pour obtenir des renseignements sur les conséquences de ce décalage. Au guichet, on nous réserve une chambre dans un hôtel près de l’aéroport, au frais de Swiss, et nous pouvons déjà enregistrer nos bagages en soute, c’est déjà ça. J’appelle ensuite le numéro d’urgence de l’agence de voyage afin de les prévenir que nous ne serons pas à temps pour réceptionner la voiture à Windhoek. C’est là que je me dis que nous avons bien fait d’organiser ce voyage avec une agence : ils ont tout pris en main avec beaucoup d’efficacité. Le transit à l’aéroport de Johannesburg ne sera plus de 2 heures 30 mais seulement d’une heure : suite au départ en retard depuis Zurich, nous n’aurons en fait plus que 40 minutes. Un représentant de l’agence, nous attendra à la sortie de l’avion, un petit panneau avec nos noms inscrits dessus, ça fait genre personnalités importantes…, et nous fera trotter à travers les couloirs de l’immense aéroport et à travers les différents contrôles de l’immigration et de sécurité. Du coup, on attrape la correspondance un peu essoufflés, mais heureux de ne pas perdre encore du temps sur le chemin de notre beau voyage. Nous arrivons finalement vers 21 heures 30 à Windhoek, où là encore un nouveau représentant de l’agence nous attend pour nous amener à l’hôtel. On a perdu une douzaine d’heures sur le programme de base, mais nous n’avons pas perdu de jour sur ce même programme.

Oui mais la malchance s’acharne sur nous : vu le peu de temps de transit entre les deux avions, les bagages n’ont pas suivi… Il a fallu donc remplir les formulaires nécessaires et essayer de comprendre si quelqu’un allait nous amener nos bagages et où, ou si nous devions venir les récupérer nous-même… C’est pas clair lorsque nous quittons l’aéroport, et pas plus lorsque nous discuterons avec le réceptionniste à l’hôtel.

De plus, nous essayons de tirer de l’argent d’un bancomat récalcitrant, sans succès… Nous n’avons pas fini de nous inquiéter… En fait nous le constaterons dés le lendemain : il nous sera possible de retirer, sans problème, de l’argent dans tous les bancomats des différentes banques que nous croiserons sur notre chemin (mastercard et maestro), mais dans aucun de ceux que nous trouverons dans les supermarchés par exemple. Ceci ne sera pas un souci au final, puisqu’en général là où il y a des magasins, il y a aussi des banques.

Bon, une bonne heure de perdu à l’aéroport et nous partons enfin vers Windhoek. Comme il fait nuit, nous ne voyons rien, ou presque, des 40 minutes de trajets de l’aéroport jusqu’à notre hôtel. De tout façon, je suis trop bougon pour apprécier quoi que ce soit à ce moment-là… On ne profitera pas beaucoup de l’hôtel, ni de son restaurant, ni de sa piscine. Heureusement, nous avons eu droit à une collation dans le vol vers Windhoek et n’avons pas vraiment faim. La température relativement basse de la nuit, fera aussi moins regretter à Chantal de ne pouvoir se baigner dans la magnifique petite piscine. Nous nous couchons après minuit, fourbu et, pour ma part, très démoralisé : ce voyage cela fait presque deux ans que nous le préparons et ces premiers tracas me ruinent un peu les premières heures sur le continent africain…

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