La date du départ s’approche, il est grand temps de finaliser les préparatifs…
Des vacances aussi éloignées de chez nous, ne laissent pas de place au hasard et à l’improvisation avant le départ. La Namibie est un pays civilisé et organisé, on y trouvera donc plus ou moins de tout sur place. Mais il n’y a pas beaucoup de grands centres urbains en dehors de Windhoek, la capitale, et nous allons tant que peut se faire, les éviter. Nous nous devons donc de ne pas oublier toutes les choses que nous jugeons utiles et indispensables à la réussite de notre voyage. Ci-après, un regard sur nos préparatifs, pour ceux qui chercherait l’inspiration ou quelques renseignements peut-être utiles à leur propre préparation.
Les formalités administratives
Pour pouvoir entrer en Namibie en tant que citoyens suisses (sans doute aussi pour les Européens), nous devons avoir un passeport encore valable 6 mois après la fin du voyage et ayant encore au moins deux pages de libres… Ça me fait toujours rire ces conditions : est-ce que si le passeport n’est valable que deux mois après, les informations contenues seront alors fausses ? Et pourquoi deux pages ? Une seule pour le tampon d’entrée et le tampon de sortie, c’est pas suffisant ? Il faudra que quelqu’un m’explique la logique derrière ces tracasseries un jour… Aucun visa n’est nécessaire pour des séjours de moins de 3 mois. Le billet d’avion de retour pourrait, semble-t-il, nous être demandé comme preuve de la durée du séjour. Le passeport suisse est livré en moins de 10 jours en 2018, deux jours seulement pour le mien en plein mois de juillet, à partir du moment où l’on s’est présenté à l’office compétent. Par rapport à il y a quelques années, l’organisation est parfaite et vraiment rapide. Plus besoin d’amener ses propres photos d’identité par exemple, elles se font directement à l’office des passeports. Bon, le résultat est… surprenant pour rester poli… pour les plus coquets ou coquettes, il faudra repasser, cela ressemble plus à une photo de gangster recherché pour délits multiples qu’à une photo de mode. Mais bon, on ne la montre pas tous les jours, ni à tout le monde… heureusement… Le site www.schweizerpass.admin.ch donne tous les renseignements nécessaires, pour les citoyens suisses.
Le permis de conduire international n’est exigé que si le permis national n’est pas rédigé aussi en anglais. Le permis suisse, du moins son titre, est traduit en cinq langues, allemand-français-italien-romanche-anglais, et est ainsi suffisant.
Le seul vaccin obligatoire pour entrer en Namibie est celui de la fièvre jaune et à condition que vous ayez séjourné dans les six jours avant votre entrée, dans un pays à risque, le transit dans un aéroport n’étant pas compris dans cette condition. Il est par contre recommandé de faire les vaccins contre la diphtérie, le tétanos, la poliomyélite, la rougeole et l’hépatite A.
On ne nous a pas conseillé de faire un vaccin contre la rage, mais il est évident qu’il est absolument exclu de toucher les animaux sauvages, même les petits tout mignons, et fortement déconseillé de laisser venir se frotter les animaux « domestiques » même s’ils ont un air sympathique. Il faut tout de même savoir que la rage est une maladie 100% mortelle si elle n’est pas traitée.
Le Nord de la Namibie, la région humide du pays, est un foyer à paludisme, surtout durant la saison des pluies, grosso modo de novembre à avril-mai, principalement parce que c’est à cette saison que les moustiques sont les plus actifs. Nous n’irons pas aussi haut et n’emmènerons ainsi avec nous que des pilules à prendre en cas de suspicion de la maladie (forte fièvre accompagnée de maux de tête, de frissons et de douleurs musculaires et articulaires, genre grosse grippe), donc pas besoin de vaccin ou traitement préventif. Ne jamais oublier que ce n’est pas l’hippopotame qui tue le plus dans le monde, mais bien le moustique. Nous sommes allés, sur rendez-vous, à la Polyclinique Médicale Universitaire de Lausanne, au centre de vaccination, où nous avons eu droit à une consultation informative (40 CHF par personne) et directement à la vaccination nécessaire (une centaine de CHF pour l’hépatite A et le cocktail tétanos-diphtérie-polio, burp… pardon…). Les conseils donnés y sont éclairés, la vaccination aussi peu douloureuse que possible et le tout dure environ 20 minutes, temps d’attente non-compris… 50 minutes de plus pour nous, grrrrr…
Le matériel électronique
Qui dit safari, grand canyon, déserts, paysages lunaires, couchés de soleil, dit photos. Jusqu’à peu nos vacances se shootaient avec de petits appareils, digitaux mais surtout compacts, au zoom et aux possibilités certes extraordinaires mais malgré tout limitées.
La passionnée primaire de photo dans le couple, c’est Chantal. Elle a depuis toujours, donc bien avant que nous ne nous connaissions, emporté pour les vacances un appareil photo avec elle. Encore argentique au départ, elle a très vite compris l’avantage que représentait le numérique pour les amateurs et s’y est mise pratiquement dés le début. Je l’ai suivie beaucoup plus tard et pour une raison bien simple : pendant qu’elle cherchait à faire la meilleure photo d’un monument, d’un paysage ou d’une situation, j’attendais, bras ballants, inutile comme une potiche. Vous me direz que je n’avais qu’à apprécier et profiter, ou au pire m’allumer une clope… Oui… mais non… D’abord, après plus de vingt ans d’intoxication volontaire et effrénée, le tabac a enfin décidé de me lâcher et aussi, le temps d’attente pour la photo parfaite était parfois long… très long… Finalement, plutôt que de toujours jouer le rabat-joie en voulant réduire les temps de shooting, j’ai contourné le problème en acquérant un petit compact. A moi aussi les joies du cadrage raté, du contre-jour total et du flou artistiquement loupé… Du coup, on a doublé les habituelles quelques centaines… milliers de photos pour chaque voyage… En plus, et malgré nos différences de sensibilité évidentes, on ne compte plus les doublons de ce beau palais ou de ce magnifique paysage embrumé… D’accord, c’est pas très rationnel tout cela, mais on se prend vite au jeu et c’est difficile de se réfréner avec ce numérique qui ne coûte « rien ».
Les appareils compacts aujourd’hui c’est génial. Légers et petits, ils se glissent partout et peuvent être emportés dans chaque sortie, quel que soit le genre ou la difficulté. Et ils font d’excellentes photos par rapport à ce qu’ils sont… des compacts ! Il y a aussi les pomme-phones et tous ses avatars, qui font actuellement des progrès fulgurants, côtés photo… Oui, mais bon… il y a quand même pas mal de circonstances pour lesquels la limite de leurs capacités est très rapidement atteinte et pour lesquelles un matériel plus performant est indispensable. Le safari en est évidement un exemple type. Pas question d’aller voir les majestueux animaux si loin de notre camp de base, et d’en revenir avec de vagues silhouettes dans la savane ou des animaux tellement petits qu’il est difficile de différencier une hyène d’une lionne…
Du coup, j’ai fait l’acquisition, il y a quelque temps déjà, d’un appareil reflex Canon 70D, équipé d’un objectif 18-55 et d’un zoom 55-250. Pour les spécialistes, ce n’est effectivement et malheureusement pas un full frame professionnel qui pour mon usage de novice amateur serait beaucoup trop cher et oui, je vous l’accorde, les objectifs sont des entrées de gammes. Mais bon, j’ai obtenu des photos tout à fait satisfaisantes avec et je suis très content de mon investissement, tout de même lourd il faut l’avouer. Pourtant, conscient qu’un 250 mm aurait aussi ses limites en safari, je me suis équipé de ce qui, je l’espère, devrait être l’arme ultime pour voir les animaux de près, un super zoom de 150-600, un Tamron pour les initiés. Là aussi, cela reste du matériel « d’amateur », mais j’ai tout de même bon espoir d’obtenir quelques clichés intéressants avec…
J’ai évidement complété cela de quelques cartes mémoires et de batteries de rechange, ce serait bête de rater le seul guépard du voyage à cause d’un manque de capacités d’enregistrement, ou d’énergie, non mais… J’emmène aussi avec nous deux disques durs SSD, moins sensibles au transport et à la poussière selon moi que des disques durs « normaux », et un petit ordinateur portable pour, dans les moments perdus, pouvoir mettre en sécurité le « patrimoine numérique » durement acquis. J’ajoute un trépied, pour les photos de nuit par exemple, et quelques filtres UV ou polarisants pour protéger les objectifs ou améliorer certaines photos. Si avec tout cela nous ne rentrons pas avec une ou deux bonnes photos, c’est que j’aurai oublié d’enlever le cache avant de shooter… Pour terminer et pour être complet sur le matériel purement technique, nous aurons un adaptateur de prise électrique de type D ou M (Namibie/Afrique du Sud) ainsi qu’une multiprise qui nous permettra de recharger tous nos appareils le soir et qui nous évite d’acheter plusieurs adaptateurs. J’espère que la Namibie a fait provision d’électricité, nous allons consommer du watt…
Le parcours du voyage est enregistré dans notre fidèle GPS « Garminou », nous ne devrions pas nous perdre, sauf si nous le voulons expressément. J’ai tout de même, par précaution, préparé un road book, avec les cartes Google nécessaires. Et finalement, nous aurons aussi une carte routière avec nous. Si avec tout cet arsenal géographique on se retrouve au Botswana voisin, c’est qu’il ne nous faudra penser à voyager avec des groupes organisés, façon bus pour retraités…
Enfin, nous glisserons dans nos sacs de voyage, pêle-mêle, une paire de jumelles pour traquer la bête qui se cache et qui ne veut pas être sur la photo, de quoi prendre des notes pour ne pas oublier l’anecdote qui tue, un couteau, suisse évidement, pour nous couper des tranches de Biltong lors de nos petits en-cas, des lampes frontales pour… euh, ça peut toujours rendre service et ça ne pèse rien.
Les habits
Dans notre inconscient, voyager vers le Sud c’est aller vers le chaud. On nous annonce des températures « agréables » de 25 à 30 degrés en journée, c’est l’hiver là-bas, ça c’est le top pour pouvoir profiter sans suer démesurément. Par contre les nuits peuvent être froides voire glaciales, à ce qu’il paraît. Ce qui implique que les sacs de voyage ne doivent pas contenir que des pantalons légers, des shorts ainsi que des t-shirts (le tout en couleurs neutres afin d’éviter d’attirer les insectes et de faire fuir les animaux), mais aussi des habits chauds, passant par des pulls, chaussettes et éventuellement des BONNETS et des GANTS… euh, cherchez l’erreur, les dunes du Namib c’est pas l’Eiger non plus… Bon on glissera discrètement ces deux accessoires tout au fond du sac, en espérant ne pas en avoir besoin. Reste à prendre des chapeaux anti-soleil, des foulards anti-poussières, des chaussures confortables et des affaires de piscine, nous aurons la chance d’en avoir dans l’un ou l’autre des lodges, et on devrait être complet. Espérons que la température ne baisse pas trop vite en fin d’après-midi et que l’eau soit assez chaude, Chantal m’en voudrait si elle ne pouvait pas faire trempette de temps à autre.
Les premiers secours
Pays chaud, hygiène différente de la nôtre, moustiques dangereux, infrastructures médicalisées potentiellement éloignées, ballades sur des sols irréguliers, tous ces paramètres font qu’une petite trousse de premiers secours pourrait rendre de nombreux services. Nous comptons donc emmener avec nous des aspirines, des pilules combattant vaillamment la « Tourista », des pastilles soignant les maux de gorges… il fait froid la nuit… et des tablettes antiacidité, on ne connaît pas la qualité du vin de là-bas…, ça devrait le faire. Evidemment, il faut éviter les effervescents, nous n’aurons peut-être pas toujours un gobelet sous la main. J’ai lu quelque part qu’il faut éviter les suppositoires… c’est bête à dire, mais ils fondent au chaud… bin oui, ils sont conçus pour ça en même temps… De toute façon, moi, les suppositoires… Quelques pansements pour les petits bobos, une ou deux bandes en cas d’entorse et un peu de désinfectant, compléteront cet arsenal médical de base.
Le climat sec favorisant le dessèchement de la peau, la poussière s’accumulant dans les yeux, du baume à lèvre, de la crème hydratante et du collyre ne seront pas de trop non plus. Bien entendu, comme nous devrions être souvent exposés au soleil, une bonne crème solaire est indispensable, les lions n’aiment pas la viande trop cuite…
Le plus important parce que vital pour la santé et pour le confort, c’est sans doute un bon répulsif contre les insectes avides de notre sang. Comme je fais des réactions très désagréables aux piqûres de moustiques, je vais en prévoir double dose pour moi. Nous allons acheter sur place une bombe insecticide servant à pulvériser ces petites bébêtes, au besoin. Un bon coup de pschitt dans la moustiquaire avant de partir pour le souper, et le produit poison travaillera pour nous en notre absence. Nous n’aurons que les cadavres et pas les désagréments à notre retour… bonne idée, non ? A mettre en œuvre en cas d’invasion en tout cas.
Et pour terminer le sujet qui divise : l’aspi-venin. En Namibie vivent quelques uns des serpents les plus dangereux au monde. Le Mamba noir, le Cobra cracheur, la Vipère du désert ou encore la Vipère heurtante, sans oublier d’ailleurs les scorpions. Ce sont de jolis exemples qui font, il faut l’avouer, un peu, non très beaucoup peur. Moi les serpents, j’adore… derrière une vitre bien épaisse et dans un zoo seulement… Pourtant, selon les blogs consultés, peu de touristes ont la chance ou la malchance d’en rencontrer, donc pas de panique ! Mais bon, il suffit de marcher sur l’un d’eux une seule fois, pour le regretter très longtemps, ou simplement pour n’avoir que peu de temps de le regretter. Certains souffrent particulièrement du syndrome « François Perrin »…
Si vous prenez la peine de lire les quelques informations disponibles et en libre service sur le net, vous devriez très vite comprendre la quasi inutilité médicale de l’objet qu’est l’aspi-venin, contre les morsures de serpent ou les piqûres de scorpion en tout cas. Ce qui suit n’est que mon humble avis de voyageur et pas d’un scientifique spécialiste de la question, cela n’engage donc que moi, mais je vous donne tout de même mon analyse :
Un Mamba noir, par exemple, injecte, par morsure, environ 100 à 120 mg de venin, pouvant même aller jusqu’à 400 mg. Cela représente un tout petit fond de cuillère à café, qui elle peut contenir environ 5 g d’eau par exemple ; une grosse goutte en gros. Mais sachant qu’il faut 10 à 15 mg, soit dix fois moins, pour tuer un adulte, même non consentant, il faut tout de même aller la sortir cette grosse goutte qui, dans le pire des cas sera nichée assez profondément sous la peau. Si vous avez déjà testé l’aspi-venin sur une piqûre d’insecte, vous aurez constaté une assez forte aspiration, mais perso, je n’ai jamais vu « beaucoup » de liquide ressortir même sur une piqure de taon qui fait un trou suffisamment « gros » pour laisser apparaître un peu de sang. Je n’ai évidemment pas testé sur une morsure de serpent, mais je mets très fortement en doute que le venin sorte, en tout cas complètement, et ce d’autant qu’entre la morsure et l’aspiration se passeront certainement quelques minutes. Donc moi, j’oublie l’aspi-venin…
Ou plutôt, non… je le prends parce qu’en cas de piqûre d’insecte son effet est « apaisant », en diminuant un peu la douleur si l’on a à faire à une guêpe ou une abeille. De plus, en cas de morsure de serpent, la médecine nous dit qu’il est essentiel de garder son calme afin de ne pas augmenter le rythme de sa circulation sanguine pour éviter une propagation trop rapide du venin. Je ne sais pas vous, mais moi, dans un tel cas, j’aurais tendance à fuir loin du serpent, à courir le plus vite possible vers un hôpital et à paniquer grave : pour le calme, il faudra repasser. Et là, l’aspi-venin a un rôle important à jouer pour diminuer un tout petit peu le stress de la victime : en lui demandant d’effectuer les gestes d’usage, à savoir appliquer l’aspi-venin sur la plaie, aspirer et maintenir l’appareil sur la plaie 2 à 3 minutes et à ne pas hésiter à recommencer autant de fois que possible, on l’oblige à se concentrer sur autre chose que sa peur, espérant ainsi la calmer un tout petit peu au moins. Ce n’est pas la panacée bien sûr, mais c’est certainement un petit mieux par rapport à une situation catastrophique. Le set pèse quelques dizaines de grammes, il part donc avec nous dans les bagages, quelque soit son utilité réelle… Un minuscule détail encore sur les serpents : il est de bon ton, en cas de morsure, de savoir à qui on a à faire afin de déterminer le bon sérum lors des soins. Pensez donc à questionner la bête avant de partir vers un dispensaire, une photo avec AïePomme ou SamSuperSmart peut être utile, il vous reste tout de même quelques dizaines de minutes à vivre… dans le pire des cas…
Plus sérieusement : l’aspirine et l’ibuprofène fluidifient le sang. Il ne faut jamais en prendre lorsque l’on est infecté par du venin (serpent ou scorpion), même en cas de douleurs aiguës. Le sang circulerait plus vite et distribuerait le venin plus rapidement à travers tout le corps et donc vers les organes sensibles. Donc pas d’aspirine ou d’ibuprofène, mais du paracétamole uniquement.
Une petit digression avant de terminer :
j’avais entendu dire, il y a très peu de temps, qu’en Suisse les serpents non venimeux, genre couleuvre, ont des yeux aux pupilles rondes, alors que les serpents venimeux, genre vipère, ont des yeux aux pupilles en forme de fentes verticales… Je trouvais du coup que la nature est bien faite, cela permet de se faire une idée s’il faut, devant un serpent, fuir ou fuir très vite…
Le problème, c’est que je n’étais tout à coup plus sûr si fente = venimeux ou inoffensif… Avouez que ce serait bête de se tromper au moment de vouloir caresser la bête… Du coup, je suis allé chez l’un de mes meilleurs amis, Internet, et ai cherché. J’ai lu des blogs et encore des blogs, plus ou moins sérieux, plus ou moins bidons, bref comme toujours, j’ai trouvé à boire et à manger et peu de certitudes. Et puis, je suis tombé sur des blogs, assassins vous le verrez de suite, qui généralisent cette information, en ne parlant pas que de la Suisse mais du Monde… Cool c’est encore plus simple finalement : tous les serpents du monde sont unis pour avoir les mêmes caractéristiques… ouf, que la vie est simple…
Oui mais NOOOOOOOONNNNN : regardez des photos du Mamba noir ou du Cobra cracheur par exemple et vous verrez qu’ils ont de magnifiques pupilles RONDES… Une fois de plus mon ami Internet m’a trahi, le rascal…
Alors je récapitule ce qui je crois est extrêmement important et que chacun devrait garder en tête. En Suisse, il y a 8 espèces de serpents indigènes : 6 couleuvres inoffensives qui ont les pupilles rondes et 2 vipères venimeuses qui ont les pupilles en forme de fente. Pour les pays voisins, France, Italie ou Allemagne par exemple, c’est certainement identique mais à contrôler. Pour les pays lointains des continents africains, américains ou asiatiques, LA RÈGLE N’EST PAS VALABLE. Le Crotal a les pupilles en forme de fente, les Mambas et autres Cobra rondes, mais les trois sont mortels…
De plus, amoureux de la nature, aujourd’hui, il n’est pas rare d’entendre que des serpents se sont échappés de chez des amateurs « éclairés » : vous ne pouvez ainsi plus avoir confiance sur le fait que le serpent qui croisera votre route au bas de chez vous ou dans la forêt toute proche, est un serpent indigène. Dans le doute, essayez d’en faire une photo et signalez votre rencontre à un spécialiste ou à la police, mais surtout n’allez pas trop près lui demander son pédigré, vous pourriez y laisser quelques plumes… et expliquez cela à vos enfants, tellement curieux de toucher ce magnifique gros lombric vert fluo ou rouge pétant…
Voilà j’ai été long, mais je l’espère complet sur ce que nous considérons comme les indispensables de ce voyage. Il ne faut évidemment pas oublier à cela de la musique, des films et des livres pour le voyage, l’aller-retour va être très, mais alors très long et sur place, si la journée ne devait pas avoir été assez remplie, il faudrait avoir de quoi occuper ses insomnies… Reste plus qu’à rentrer tout cela dans deux sacs de soute, pour un maximum de 23 kilos par sacs chez Swiss, et deux sacs de cabine de maximum 8 kilos chacun… Allons-nous devoir nous séparer d’un ou deux slips superflus ?
… Et puis, essentiel de l’essentiel, ne pas oublier de prendre avec soi de l’enthousiasme, ses yeux d’enfants et de l’envie de découverte : ça ne pèse rien et ça va nous donner des super vacances …
Allez, à plus pour les récits de nos aventures…

génial ! passionnant ! je n’en suis qu’au début, et je compte bien tout lire, nous prévoyons 3 semaines et demi en namibie cet été, autant dire que vos conseils tombent à pic ! superbement écrit ( ps nous avons acheter le même télé objectif que vous, le tamron 150 600, vous aviez un bean bag pour le poser sur le rebord de la voiture ?
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Bonjour merci pour votre commentaire. Je pars avec vous cet été, c’était tellement extraordinaire… Je plaisante bien sûr, mais c’est pas l’envie qui manque. Le Tamron m’a vraiment été utile et pour le prix on obtient de super photos : attention toutefois aux heures trop chaudes ou trop sombres, c’est difficile d’obtenir des photos géniales, surtout en zoomant au maximum… Pour le bean bag, je l’ai fait fabriquer par ma « bricoleuse de génie », Chantal… Quelques bouts de tissus et des petites boules de polystyrène expansé et le problème était réglé. Il m’a été super utile notamment dans Etosha, où il est interdit de sortir de la voiture (je me demande bien pourquoi ? 🙂 ). Les animaux sont à 100-200 mètres de nous, c’est super pour être plus stable. A se procurer ou à fabriquer, c’est essentiel…
Seb
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