Après un petit déjeuner copieux et pas trop matinal, nous sommes en vacances tout de même, nous partons en direction de la ville de Beaune, à une trentaine de kilomètres de notre lieu de villégiature. Avant d’y arriver, nous traversons quelques villages qui parleront aux connaisseurs : Gevrey-Chambertin, Vosne-Romanée, Nuits-Saint-Georges… entre-autres… Pour les non-initiés, ce sont là quelques appellations fameuses pour les vins de Bourgogne. Mais il est encore trop tôt pour l’apéro ou la dégustation, gardons notre ligne de conduite et suivons notre programme…

En ville de Beaune, une fois la voiture parquée, nous allons droit sur les Hospices. Célèbres parmi les célèbres, les Hospices de Beaune sont un hôpital, l’Hôtel-Dieu, créé en 1443 par Nicolas Rolin et son épouse Guigone de Salins, pour soigner les pauvres et les nécessiteux. Par la suite, les plus fortunés ont aussi été accueillis et soignés contre paiement, permettant ainsi de financer les soins de ceux qui n’en avaient pas les moyens. L’hôpital n’a cessé sont activité de soins médicaux qu’au début des années 1970, se transformant en maison de retraite pour les personnes âgées, avant de devenir définitivement un musée dans les années 80. Les Hospices sont aussi très connus, pour la vente aux enchères des vins prestigieux provenant des différents domaines lui appartenant, au mois de novembre de chaque année. Les bâtiments sont dans un état de conservation exceptionnel et les reconstitutions dans les salles très parlantes. Un audio-guide est compris dans le prix, donnant à la visite un plus certain.

Les toits des Hospices sont remarquables et très célèbres avec leurs tuiles vernissées de couleurs jaunes, rouges, vertes et noires. Rien qu’avec cela, on se sent transporté ailleurs lorsque l’on se trouve dans la cour intérieure. Avec beaucoup moins de monde, on pourrait se croire revenu au Moyen-Âge…





A gauche de l’entrée se trouve la salle des patients. Une grande lignée de lits, des deux côtés de la salle avec au bout une chapelle. Je ne suis pas sûr que c’était aussi propre et rangé à l’époque, mais là cela fait une belle impression. S’ensuivent ensuite diverses salles, chambres pour les riches, cuisines, pharmacie, permettant de s’imprégner de ces temps anciens. Le tout est intéressant et très bien mis en valeur. Il y a un monde fou, mais bon, on réussit tout de même à se faire une petite place pour les photos. Le clou de la visite est, pour les amateurs, la visite de la salle contenant un polyptyque du Jugement Dernier. Pour des besoins de conservation, la salle est plongée dans le noir et climatisée… Je ne suis pas très peinture, encore moins religieuse, mais la clim, ça ne se refuse pas. Et puis l’ambiance de cette salle est très plaisante et se laisse apprécier. Les histoires et autres anecdotes de l’audio-guide sont vraiment appréciables et rendent la visite vraiment vivante.











Une grosse heure de visite nous a suffi, mais il est possible de faire plus longtemps si on le désire. Nous sortons dans la fournaise pour nous enfiler dans la ville… Mais avant de rentrer à notre hôtel et de retrouver la douce fraîcheur de sa piscine, nous avons encore un but de visite hautement important : les caves Patriarches…
