La Namibie – préambule

Voir les gros z’animaux en liberté… C’est le point de départ de notre voyage en Namibie…

L’Afrique, nous ne connaissons pas. Le seul contact avec le continent africain que nous ayons eu jusqu’ici, c’est un voyage au Maroc, le tour des villes impériales en voiture. Mais le Nord n’est pas le Sud… C’est donc avec beaucoup d’intérêt, d’application et de motivation que nous avons préparé ce voyage, si loin de chez nous…

Voir les gros z’animaux avant qu’il n’y en ait plus… C’est un peu catastrophiste comme phrase, non ?…

Pourtant on nous répète à longueur de reportage animalier que beaucoup d’espèces sont menacées de disparition totale. L’homme est tellement intelligent, qu’il réussit à se faire de la place même où il ne vit pas. Pour la chasse « sportive », pour des croyances pseudo-médicales ou pour d’obscures raisons inexplicables, nous exterminons des animaux qui sont chez eux et qui ne nous menacent pas. Je ne parle ici évidement pas des autochtones qui tuent pour se défendre ou se nourrir, mais bien des « étrangers » qui tuent pour le plaisir ou par intérêt. Alors oui, nous voulons voir ces animaux juste avant qu’ils ne deviennent que de lointains souvenirs ou qu’ils ne vivent plus que dans les jardins zoologiques.

Voir les gros z’animaux, oui, mais où ? Le choix est large, il ne faut pas se tromper…

Le parc Kruger en Afrique du Sud, la réserve du Masaï Mara ou le parc de Amboseli au Kenya, le parc de Serengeti en Tanzanie, le parc de Chobe au Botswana ou le parc Etosha en Namibie, tous ont leurs attraits et tous font envie… La sécurité, le prix, la praticabilité sont quelques critères que nous avons évalués, mais nous avons aussi cherché la possibilité de voir plus que seulement la faune. Nous ne voulions pas faire 3 semaines de safari, même si cela aurait été l’assurance presque absolue de voir les animaux que nous espérons rencontrer. Moins nous serons en safari, plus grand est le risque de ne pas tous les voir… Ce serait dommage…

Voir les gros z’animaux en Namibie… C’est notre choix…

La Namibie s’est imposée relativement rapidement à notre esprit. Destination à la mode, malheureusement, le pays offre des paysages splendides, la possibilité de voyager sans guide, une certaine sécurité, des coûts (encore) raisonnables et la possibilité de voir pratiquement tous les animaux, notamment le fameux « big five », le lion, le léopard, l’éléphant, le rhinocéros noir et le buffle… Ah non… il semblerait que le buffle ne soit pas présent en Namibie. Bon, on va tout de même aller voir de nous même, pour en être sûr…

Tous les blogs parcourus, et ils sont nombreux, sont unanimes : la Namibie est un pays sensationnel et accessible pour qui n’est pas habitué à l’Afrique. La variété des paysages, la stabilité politique, la gentillesse des gens, les logements, la qualité des routes et des pistes et, détail importantissime, le nombre d’animaux visibles en fait une des destinations importantes de l’Afrique « safaristique ». Les tours opérateurs et les touristes ne s’y sont d’ailleurs pas trompés : le nombre de visiteurs est en train d’exploser ces dernières années (+510% en 10 ans). Alors, vite, vite, vite, avant que le pays ne soit dénaturé par nous, les touristes, avant que les animaux n’aient disparus, partons découvrir les magnifiques contrées qu’il nous offre…

Voir les gros z’animaux, l’organisation… un certain manque de courage…

Comme c’est notre premier séjour en Afrique, nous n’avons pas eu le courage de l’organiser seuls, même si c’est en général ce que nous faisons. C’est loin, très loin de nous, la Namibie, et nous craignons les mauvaises surprises, que nous ne pouvons pas anticiper, principe premier de la surprise, de par notre mauvaise connaissance de ce coin du monde. Nous sommes donc passés par l’agence Private Safaris de Lausanne. Nous avions défini assez précisément nos choix et  notre préparation avait été importante avant de les rencontrer, ils n’ont, du coup, pas eu un gros effort à faire pour nous accompagner. Ils ont tout de même fait très correctement leur travail en s’occupant des réservations (lodges, avions, voiture…) ; nous allons pouvoir juger le résultat sur place, ces prochains jours…

Voir les gros z’animaux, le programme… presque l’essentiel en 19 jours…

ITINERAIRE NAMIBIE

Nous partons de Zürich, direction Johannesburg, environ 12 heures de vol : yeah, je me réjouis déjà de retrouver une bonne boîte de sardines climatisées pour un temps aussi long… Ah que ne suis-je pas né milliardaire pour pouvoir profiter de vols privés ou, au moins, de la première classe… 4 heures d’escale à Johannesburg plus tard … on espère que l’aéroport sera intéressant … nous prendrons l’avion pour Windhoek, où nous nous poserons après un peu moins de 2 heures de vol. 18 heures de voyage, il y a vraiment intérêt que les lions et autres girafes soient au rendez-vous…

C’est à Windhoek, capitale de la Namibie, que nous allons prendre possession de notre véhicule, car oui, nous allons faire le périple en voiture, et que nous pourrons faire quelques emplettes de survie, de l’eau en priorité, mais aussi quelques victuailles. Nous allons faire de longues distances, avec peu de « vie » entre les étapes, il vaut mieux être équipé en cas de pépin sur la route. La Namibie c’est pas la place de la Palud un samedi de marché… Nous voyagerons à bord d’un véhicule 4×4. Tous les blogs ne sont pas d’accord sur le choix du véhicule : le 4×4 n’est, semble-t-il, que rarement réellement utile, sauf pour ceux qui voudraient faire du hors-piste dans les desserts… Nous n’allons certainement pas nous y risquer, mais il semblerait que même sur les pistes normales, un 4×4 est tout de même plus confortable. En plus, ces véhicules étant plus haut que les autres, ils offrent un confort supplémentaire pour faire des photos. On devrait avoir un petit frigo de voyage, 2 roues de secours et la climatisation… le grand luxe, quoi…

Nous avons pris l’option « Lodge » pour les nuits. À notre « grand âge », nous fêtons, Chantal et moi, nos 100 ans… au cumul des deux cette année, le camping c’est trop dur… On a fait un mélange entre « très correct » et « luxe » dans le choix des différents lieux de séjour. On verra à l’usage si nos choix ont été judicieux. On espère pouvoir profiter de l’expérience de nos logeurs pour obtenir des informations sur ce qui pourrait nous avoir échappé pendant la préparation de ce voyage. En bordure d’Etosha nous avons privilégié les logements situés près d’un point d’eau afin d’avoir éventuellement la chance de voir des animaux s’y abreuver, le soir.

Notre programme est basique : depuis Windhoek, la capitale, nous descendons vers le Sud et le Fish River Canyon, deuxième plus grand canyon au monde après le Grand Canyon en Arizona, en faisant deux étapes, Kalkrand et Keetmanshoop, pour profiter du désert du Kalahari. Nous allons prendre les pistes C15 et C17 : différents blogs affirment qu’elles valent le détour. Depuis le canyon, nous remonterons vers le Nord pour aller jusqu’au parc d’Etosha, la réserve animalière principale et nationale de Namibie, en passant par Aus et Sesriem, afin de voir le plus vieux désert du monde, le Namib. Entre ces deux lieux, nous allons faire la piste D707, aussi annoncée partout comme spectaculaire. Sur notre route, Swakopmund, une ville au bord de l’Atlantique à forte influence allemande et Twyfelfontein et ses peintures rupestres mais aussi, tout « proche », le mont Brandberg. Environ 3’500 kilomètres de routes et de pistes à avaler, on nous annonce beaucoup de poussière, en 18 jours, nous espérons pouvoir profiter de chaque instant.

Pour des raisons de temps, nous n’irons pas faire le Nord du pays. Nous ne verrons donc sans doute pas le peuple Himba, « le peuple rouge », dans la région du Kaokoland au Nord-Ouest et les hippopotames de la région du Zambèze, anciennement la Bande de Caprivi, au Nord-Est. Ce ne serait pas vraiment raisonnable de vouloir ajouter ces deux régions à notre programme : les distances sont importantes et nous désirons « avoir le temps » de profiter des endroits que nous traverserons. C’est éventuellement une raison pour y revenir, une autre fois… peut-être…

Le temps manque cruellement quand une destination offre un si grand nombre de lieux ou d’activités intéressants sur de si grandes distances. Comme on n’est jamais sûr de revenir dans un pays déjà visité, on aimerait tout voir en une fois. Le but premier étant de voir des animaux sauvages dans leur milieu de vie naturel, nous avons réservé pratiquement un tiers du temps de notre voyage aux safaris. Nous allons loger en bordure d’Etosha, dans des réserves privées, qui nous permettrons de faire des visites guidées ou indépendantes, au choix, dans ces réserves et dans le parc d’Etosha. Comme pour les 4×4, les blogs ne sont pas tous d’accord sur la facilité et les réelles opportunités de voir les gros animaux. Même si certains oiseaux sont magnifiques et qu’il n’y a pas de Koudous chez nous, nous serions déçus de ne pas voir de lions, d’éléphants ou de rhinocéros… Le risque existe et c’est pourquoi nous nous sommes réservés la possibilité d’avoir un guide.

Mais la Namibie, ce n’est pas que les animaux. C’est aussi des lieux uniques et mythiques qu’il serait absolument faux de ne pas visiter. Les déserts du Namib et du Kalahari ou encore le Fish River Canyon, ce ne sont pas des paysages que nous voyons tous les jours devant nos fenêtres. Faire presque un jour complet de voyage pour ne voir « que » quelques animaux sauvages serait, définitivement, une faute de goût crasse. Nous allons donc faire de la piste et encore de la piste pour pouvoir « laisser nos empreintes » dans ces paysages fabuleux.

Si proche d’arriver en Namibie, notre impatience est à son comble. Nous allons dans ce blog essayer de partager, par des textes et des photos, nos émotions et nos expériences.

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