Les ouvrages d’art
L’électricité étant revenue dans la soirée, nous avons pu manger chaud et avons bien dormi après notre randonnée de hier, au bord de l’eau. Aujourd’hui, nous avons décidé de nous rendre au plus proche possible d’une partie des ouvrages d’art que nous avons parcourus avec le train rhétique, en particulier le fameux viaduc « Landwasser ».
136 mètres de long, d’une hauteur de 65 mètres, construit entre 1901 et 1903, ce viaduc est particulièrement impressionnant. Directement après l’avoir traversé, les trains entrent dans un tunnel de 216 mètres de long. En étant dans le train, nous ne pouvions pas nous rendre vraiment compte de son imposante beauté, il nous a donc paru important d’aller le voir à pied.
Il y a un parking « sauvage » à environ 500 mètres du viaduc, en bord de route, puis un chemin de randonnée mène jusque sous l’objet. Sur place, une zone pic-nique est même aménagée, l’endroit doit être fréquenté. Pas de chance pour les photos, aujourd’hui le ciel est désespérément gris…




Chantal avait relevé l’horaire des trains… Nous avons donc calculé notre timing afin d’en voir passer sur le viaduc.




Il y a la possibilité de venir voir le viaduc depuis dessous, mais aussi depuis dessus, côté sud ou côté nord. Nous n’avions prévu de faire que le dessous, mais avons finalement décidé de monter la pente, côté nord. Cela vaut vraiment la peine de le faire. La vision est aussi spectaculaire et somme toute la montée relativement courte. Cela aurait été dommage de se priver de ce point de vue.

De plus, le temps de faire des photos dans tous les sens, de monter au point de vue, pratiquement une heure a passé depuis le passage des trains. Nous n’avons donc pas eu à attendre longtemps avant de voir de nouveaux trains circuler, rendant le spectacle encore plus attrayant.


Nous continuons notre parcours en voiture pour essayer de trouver un point de vue permettant d’apercevoir la complexité du trajet de ces trains et, sans doute, aussi de voir d’autres ouvrages d’art magnifiques.











Toute cette ligne montrée ci-dessus et une seul et unique voie qui se serpente parmi. Il n’y a pas ici plusieurs voies qui auraient des destinations différentes… Je ne suis pas certain qu’un maquettiste aurait la patience et le génie pour reconstituer ce que les ingénieurs et les cheminots ont conçu à l’époque. Sur les chemins pédestres qui longent le tracé parfois, se trouve ici et là des explications. Je n’ai pu m’empêcher de photographier l’image suivante : elle est assez parlante quand aux conditions de travail de cette époque. De quoi hérisser tous les poils du meilleur agent d’assurance de la SUVA…

Nous ne sommes pas des passionnés du train, mais proche de la construction, ce qui a été réalisé sur ces lignes ne peut que nous impressionner. Nous avons été très inspirés et très heureux d’avoir pris le temps d’aller voir d’un peu plus près ces ouvrages. Le faire dans le train a été une expérience fantastique, mais s’approcher à pied ou en voiture de tout cela a été un complément magnifique.
Dans l’après-midi, nous avons fini par quitter le bord des voies, pour nous diriger vers Scuol. En chemin, nous avons encore pris un peu de temps pour visiter le village de Guarda, village qui a su conservé le caractère typique de sa vallée.






Nous quittons Guarda, village certes touristique mais semblant avoir gardé son âme, les yeux remplis de belles images et filons sur Scuol : notre hôtel a un accès direct sur des bains thermaux… Youpee hee…
